L'Oiseau de Malika

 

Francine enseigne à l’école Les Soleils. Ses élèves sont un peu bruyants, mais lorsqu’elle commence la lecture de la lettre de Malika, le silence s’installe dans la classe. Les nouvelles ne sont pas bonnes. L’oiseau de Malika est mort et elle ne retrouve plus ses parents. En plus, la maison a été complètement détruite lors d’un bombardement. Elle a faim et froid. Malika se sent seule...

Soudain, une grande agitation envahit la classe. Tous veulent savoir qui est Malika? D’où vient-elle? Francine leur décrit alors les circonstances de sa première rencontre avec Malika et ses parents à Sarajevo. C’était avant la guerre. Elle relate l’atmosphère paisible qui y régnait à ce moment-là. Francine raconte son récit en répondant à la lettre de Malika.

On apprend comment Malika fait la découverte de son rossignol, Picolo. Un amour maternel se développe entre elle et l’oiseau. Tous, nous tombons sous le charme de cette petite fille et de son Picolo.

Les élèves sont bouleversés par cette histoire. Ils réalisent combien ils sont chanceux de vivre dans un pays en paix, et à quel point, ils ne savent pas apprécier les petites choses de la vie.

L’écriture nous touche et nous sensibilise au drame de la guerre. On voudrait prendre Malika dans nos bras et la consoler. C’est comme si elle nous avait personnellement adressé cette lettre. Le lecteur est complètement transporté par cet amour extraordinaire qu’elle voue à son oiseau adoré. Rollande Boivin réussit à nous tenir en haleine jusqu’à la fin. Et comme on ne sait ce qu’il advient de la petite Malika, ce livre mérite une suite...

L’Oiseau de Malika
Rollande Boivin
Collection Les Petits Loups
58 pages, 1999
Éditions Le Loup de Gouttière

© Josée Corriveau
LivresPlus
Montréal, 2000