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L’APPEL DES RIVIÈRES
En
lisant ce roman d’aventures, on a l’impression de retracer l’histoire de
l’un de nos ancêtres. Le
premier tome, « Le Pays de l'Iroquois » nous fait découvrir Pierre Leblanc
arrivant en Nouvelle-France en 1600. À cette époque, la colonie est peu développée
et cette terre d’accueil n’est peut-être pas celle qu’avait imaginé,
plein d’illusions, ce jeune téméraire qui a tout abandonné pour venir s’établir
ici. Pierre Leblanc s’embarque
vers ce périple du bout du monde sur un bateau nommé « La Fringante ».
Après une traversée des plus pénibles, la première escale se fait à
Tadoussac et ensuite, à Québec. Mais Pierre veut se rendre à Montréal à la
foire des fourrures. Il
fait la connaissance de Jules Blondeau qui lui parle de la traite des fourrures
et des Iroquois. Puis un jour, pendant qu’il travaillait à abattre un tronc
d’arbre, Pierre est fait prisonnier par cette tribu. Dès
cet instant, le roman prend un autre tournure. Le lecteur embarque totalement
dans ce suspense. Vont-ils le tuer? Pourquoi l’avoir fait prisonnier? Où
vont-ils l’amener? La crainte de Pierre augmente à mesure qu’il approche du
campement. Mais sa capture tourne autrement, lorsqu’il est adopté par une
Iroquoise Meewana qui veut en faire son fils. Il se nommera dorénavant Mahigan.
Il apprend les rudiments de la chasse. Mais il rêve de s’enfuir. Réussira-t-il?
Devra-t-il affronter des bêtes sauvages? Ce
livre est captivant et se lit rapidement. L’auteur a su marier les faits
historiques et créer des personnages attachants. Pierre Leblanc saura vous
plaire par sa volonté et sa détermination face ce nouveau monde qui est devenu
le sien. Le
tome 2 s’intitule: « Le Caillou d’or ». Cette
fois-ci, on retrouve Pierre Leblanc, surnommé Mahigan, bien installé
dans son nouveau pays. Après sa mésaventure avec des Iroquois, Pierre
se sent en confiance. Il se fait voyageur et escorte des
nouveaux arrivants. Mais
la nature, l’hiver et ses intempéries lui joueront des tours qui pourraient même
lui coûter la vie. C’est de justesse que Pierre et ses deux compagnons se
tireront du grand froid et de la faim. Ils font la rencontre de Shenap qui se
prend d’affection pour Pierre. Cet homme a beaucoup voyagé et lui raconte sa
vie. Avec lui, Pierre découvre de nouvelles rivières, des régions encore
inconnues dont il n’avait jamais entendu parler. Lui et ses compagnons ont
vent de l’existence de l’or. Il n’en faut pas plus pour qu’ils
reprennent la direction de l’exploration. Ils se retrouvent chez les
Assiniboins et entendent parler de la légende du “Grand Lièvre”.
Pierre trouvera-t-il l’or qu’il rêve de ramener dans le bas du pays?
Dans
ce deuxième volume, Pierre voyage constamment et le lecteur voguera en canot
avec lui sur différentes rivières. On apprend les noms des tribus de la
Nouvelle-France et la façon de s’y prendre pour négocier avec eux. Par son écriture, on sent qu’André Vacher est un grand connaisseur de la nature sauvage et de son histoire. Il a le talent de nous embarquer dans ses voyages peu conventionnels. L’auteur sait très bien décrire le froid hivernal, la misère et la survie quotidienne dans ce pays encore perdu dans les bois. À ses côtés, on apprend à connaître les bêtes sauvages et les règles à respecter, ainsi que les noms des rivières. André Vacher nous avait livré auparavant: “Le vieil Inuit” qui m’avait tout autant charmé. Pierre et ses compagnons sont tellement attachants qu’il serait intéressant de savoir ce qui leur arrive par la suite. Voici peut-être un autre beau défi pour l’auteur... L’Appel
des rivières ©
Josée Corriveau |